Le contrat de travail temporaire, communément appelé intérim, est un contrat tripartite impliquant une entreprise de travail temporaire (ETT), un salarié intérimaire et une entreprise utilisatrice. L’ETT embauche le salarié et le met à disposition de l’entreprise utilisatrice pour une mission temporaire correspondant à un besoin précis et limité dans le temps.
Cadre juridique applicable
Le travail temporaire est régi par les articles L.1251-1 à L.1251-63 du Code du travail. Les cas de recours sont identiques à ceux du CDD (article L.1251-6) : remplacement, accroissement temporaire d’activité, emploi saisonnier, CDD d’usage. La durée maximale, renouvellement compris, est de 18 mois en principe (article L.1251-12). L’entreprise utilisatrice conclut un contrat de mise à disposition avec l’ETT, tandis que l’ETT conclut un contrat de mission avec le salarié intérimaire.
Implications pratiques pour l’employeur
L’entreprise utilisatrice, bien qu’elle ne soit pas l’employeur juridique, est responsable des conditions d’exécution du travail : durée du travail, travail de nuit, repos, hygiène et sécurité. Elle doit fournir les mêmes équipements de protection et le même accès aux installations collectives qu’à ses propres salariés. Le principe d’égalité de traitement impose une rémunération au moins égale à celle que percevrait un salarié permanent de qualification équivalente. L’entreprise utilisatrice doit également informer l’ETT des postes à risque.
Pièges et erreurs à éviter
Le recours abusif au travail temporaire expose l’entreprise utilisatrice à la requalification de la mission en CDI. La succession de missions sur un même poste sans respect du délai de carence est un motif fréquent de requalification. L’entreprise utilisatrice est solidairement responsable en cas d’accident du travail résultant d’un manquement à son obligation de sécurité. Le non-respect du principe d’égalité de traitement en matière de rémunération est sanctionné.
Évolutions récentes
Le CDI intérimaire, créé en 2014, a été pérennisé et simplifié. Les ordonnances de 2017 ont ouvert la possibilité aux branches de fixer la durée maximale des missions et le nombre de renouvellements. La jurisprudence de 2025 renforce les obligations de l’entreprise utilisatrice en matière de prévention des risques professionnels pour les intérimaires. Le bonus-malus sur les cotisations chômage s’applique aux secteurs grands utilisateurs de contrats courts.
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📚 Pour aller plus loin
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- → Avenant au contrat de travail : définition, cadre juridique et obligations employeur
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