Dans le cadre du forfait jours, le nombre de jours de repos (souvent appelés « RTT » par abus de langage) varie chaque année en fonction du calendrier. Maîtriser le calcul de ces jours est essentiel pour l’employeur qui doit informer les salariés et gérer les plannings. Voici la méthode complète.
Méthode de calcul des jours de repos
Le nombre de jours de repos se calcule par soustraction :
Jours de repos = Nombre de jours dans l’année – Week-ends – Jours fériés chômés tombant sur un jour ouvré – Congés payés – Jours travaillés du forfait
Exemple pour l’année 2025
- Nombre de jours dans l’année : 365
- Samedis et dimanches : 104
- Jours fériés tombant un jour ouvré : 8 (variable chaque année)
- Congés payés : 25 jours ouvrés
- Forfait : 218 jours
Jours de repos = 365 – 104 – 8 – 25 – 218 = 10 jours
Les jours fériés dans le forfait jours
Les jours fériés chômés sont déduits du nombre de jours travaillables. Seuls les jours fériés tombant sur un jour ouvré (lundi à vendredi) réduisent effectivement le nombre de jours travaillés.
La journée de solidarité (souvent le lundi de Pentecôte) est incluse dans les 218 jours du forfait. Elle n’ajoute pas un jour supplémentaire.
Gestion des absences
Les absences en cours de période de référence affectent le décompte :
Absences assimilées à du temps de travail
Les congés payés, jours fériés, heures de délégation et congés de formation sont déjà pris en compte dans le calcul des 218 jours et ne réduisent pas les jours de repos.
Absences non assimilées (maladie, congé sans solde)
La méthode de traitement dépend de l’accord collectif. Deux approches existent :
- Méthode de la réduction proportionnelle : les jours d’absence réduisent proportionnellement les jours de repos
- Méthode de la non-réduction : les jours d’absence ne réduisent pas les jours de repos (plus favorable au salarié)
Entrée et sortie en cours d’année
Pour un salarié entrant ou sortant en cours de période de référence, le nombre de jours travaillés est proratisé :
Jours travaillés = 218 x (jours ouvrés restants / jours ouvrés de l’année)
Exemple : Un salarié embauché le 1er juillet dans une année de 228 jours ouvrés. De juillet à décembre, il reste 120 jours ouvrés. Forfait proratisé = 218 x (120/228) = 115 jours.
Prise des jours de repos
La prise des jours de repos est en principe à l’initiative du salarié, sous réserve des nécessités de service. L’accord collectif peut toutefois prévoir que l’employeur fixe une partie des jours de repos (souvent 50 %/50 %).
Les jours de repos doivent être pris au cours de la période de référence. Sauf disposition contraire de l’accord, ils ne sont pas reportables d’une année sur l’autre.
Renonciation aux jours de repos
L’article L. 3121-59 permet au salarié, avec l’accord de l’employeur, de renoncer à une partie de ses jours de repos en contrepartie d’une majoration de salaire d’au moins 10 %. Un avenant au contrat doit être conclu pour l’année en cours (non reconductible tacitement).
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Questions frequemment posees
Combien de jours de repos avec un forfait de 218 jours ?
Le nombre varie chaque année selon le calendrier. Le calcul est : 365 jours – 104 week-ends – jours fériés sur jours ouvrés – 25 congés payés – 218 jours de forfait. En 2025, cela représente environ 10 jours de repos.
Les jours de maladie réduisent-ils les jours de repos ?
Cela dépend de l’accord collectif. Certains accords prévoient une réduction proportionnelle des jours de repos en cas d’absence maladie, d’autres non. En l’absence de précision, la prudence commande de ne pas réduire les jours de repos.
Le salarié peut-il renoncer à ses jours de repos ?
Oui, avec l’accord de l’employeur, le salarié peut renoncer à des jours de repos moyennant une majoration de salaire d’au moins 10 % (article L. 3121-59). Un avenant annuel est nécessaire.
Qui décide des dates de prise des jours de repos ?
En principe le salarié, sous réserve des nécessités de service. L’accord collectif peut prévoir un partage entre l’initiative du salarié et celle de l’employeur.