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L’indemnité de non-concurrence : traitement en paie

Sofiane Coly Sofiane Coly
13 octobre 2025 2 min de lecture
L’indemnité de non-concurrence : traitement en paie

Clause de non-concurrence : indemnité et traitement en paie

La clause de non-concurrence interdit au salarié, après la rupture du contrat, d’exercer une activité concurrente. Pour être valide, elle doit comporter une contrepartie financière (Cass. soc., 10 juillet 2002). Cette indemnité a un régime social et fiscal particulier.

Conditions de validité

La jurisprudence exige 4 conditions cumulatives :

  • Être indispensable aux intérêts légitimes de l’entreprise
  • Être limitée dans le temps (généralement 1 à 2 ans)
  • Être limitée dans l’espace
  • Comporter une contrepartie financière non dérisoire

Montant de la contrepartie

La contrepartie est généralement fixée entre 25 % et 50 % du salaire brut, versée mensuellement pendant toute la durée de la clause. La convention collective peut fixer un minimum (ex : métallurgie 50 % pour 2 ans).

Régime social

Prélèvement Applicable
Cotisations sociales Oui (c’est un salaire)
CSG/CRDS Oui
Impôt sur le revenu (PAS) Oui

La contrepartie de non-concurrence est considérée comme un salaire au plan social et fiscal (Cass. soc., 25 mars 2009, n° 07-41.894). Elle est soumise à l’ensemble des cotisations sociales.

Traitement en paie

L’indemnité de non-concurrence doit figurer sur un bulletin de paie mensuel, même après la rupture du contrat. L’ancien employeur continue d’établir des bulletins de paie tant que la clause produit ses effets.

Exemple

Clause de non-concurrence de 12 mois, contrepartie de 40 % du salaire brut. Dernier salaire : 4 500 € :

  • Indemnité mensuelle brute : 4 500 × 40 % = 1 800 €
  • Cotisations patronales (≈ 42 %) : 756 €
  • Coût total employeur mensuel : 2 556 €
  • Sur 12 mois : 30 672 €

Renonciation de l’employeur

L’employeur peut renoncer à la clause de non-concurrence à condition que cette possibilité soit prévue au contrat et qu’il en informe le salarié dans le délai contractuel ou conventionnel (généralement lors de la notification du licenciement ou dans un délai défini).

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