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Le guide complet des conventions collectives en 2026 : tout ce que l'employeur doit savoir

✍️ Par  Sofiane Coly, avocat associé 📅 2 avril 2026 ⏱️ 21 min de lecture 📖 ~4 200 mots

En France, plus de 700 conventions collectives de branche encadrent les relations de travail. Depuis les ordonnances Macron du 22 septembre 2017, l'articulation entre convention de branche et accord d'entreprise a été profondément remaniée. Pour tout employeur, comprendre ce nouveau paysage conventionnel est devenu indispensable : quelle convention s'applique ? Sur quels sujets l'accord d'entreprise peut-il primer ? Comment dénoncer ou réviser un accord ? Ce guide vous apporte toutes les réponses.

Mis à jour en avril 2026, cet article intègre les dernières évolutions législatives et jurisprudentielles, notamment les effets concrets des ordonnances Macron tels qu'interprétés par la Cour de cassation, et les enjeux liés à la restructuration des branches professionnelles toujours en cours.

1. Qu'est-ce qu'une convention collective ?

Une convention collective est un accord écrit conclu entre des organisations syndicales de salariés et des organisations patronales (ou un employeur individuel). Elle détermine les conditions d'emploi, de travail et les garanties sociales applicables aux salariés d'un secteur d'activité ou d'une entreprise. Le régime juridique des conventions collectives est fixé par les articles L.2221-1 et suivants du Code du travail.

On distingue la convention collective, qui traite de l'ensemble des conditions de travail et des garanties sociales, de l'accord collectif, qui ne porte que sur un ou plusieurs sujets déterminés (salaires, temps de travail, prévoyance, etc.). Dans la pratique, les deux termes sont souvent utilisés de manière interchangeable.

Les conventions collectives jouent un rôle central dans le droit du travail français :

💡 Bon à savoir

Chaque convention collective est identifiée par un numéro IDCC (Identifiant Des Conventions Collectives) et un code de brochure. L'IDCC est un numéro à 4 chiffres attribué par le ministère du Travail. Vous pouvez retrouver la convention applicable à votre entreprise sur Legifrance ou sur le site du ministère du Travail.

2. Comment identifier la convention collective applicable ?

L'identification de la convention collective applicable est une question fondamentale. Le principe est posé par l'article L.2261-2 du Code du travail : la convention applicable est celle dont relève l'activité principale de l'entreprise.

Le critère de l'activité principale

Le code APE (Activité Principale Exercée), attribué par l'INSEE, constitue un indice mais n'est pas déterminant. C'est l'activité réellement exercée qui prime. En cas de litige, les juges examinent l'activité qui occupe le plus grand nombre de salariés (pour les entreprises industrielles) ou celle qui génère le chiffre d'affaires le plus important (pour les entreprises commerciales).

⚖️ Jurisprudence — Cass. soc., 21 janvier 2009, n°07-43.452

La Cour de cassation rappelle que le code APE attribué par l'INSEE n'a qu'une valeur indicative et ne lie ni les parties ni le juge. Seule l'activité réellement et principalement exercée par l'entreprise permet de déterminer la convention collective applicable. La charge de la preuve incombe à celui qui revendique l'application d'une convention différente.

Cas particuliers

⚠️ Attention — Erreur fréquente

Mentionner la mauvaise convention collective sur les bulletins de paie ou les contrats de travail peut avoir des conséquences financières lourdes : rappels de salaires sur la base de la convention réellement applicable, remise en cause d'exonérations de cotisations sociales, contentieux prud'homal. Il est essentiel de vérifier régulièrement que votre convention correspond à votre activité réelle.

3. Les 3 niveaux de la négociation collective

Le droit français de la négociation collective s'articule autour de trois niveaux, définis par les articles L.2232-1 et suivants du Code du travail :

  1. Le niveau interprofessionnel (ANI) : les accords nationaux interprofessionnels sont conclus entre les organisations syndicales et patronales représentatives au niveau national. Ils fixent les grandes orientations (assurance chômage, formation professionnelle, retraite complémentaire). Pour s'appliquer, ils doivent généralement être repris par la loi ou étendus par arrêté ministériel.
  2. Le niveau de la branche : les conventions et accords de branche sont conclus au sein d'un secteur d'activité. Ils fixent les minima salariaux, les classifications, les garanties de prévoyance, le temps de travail. Une convention étendue par arrêté ministériel s'applique à toutes les entreprises du secteur, y compris celles qui ne sont pas adhérentes à une organisation patronale signataire.
  3. Le niveau de l'entreprise (ou de l'établissement) : les accords d'entreprise sont négociés avec les délégués syndicaux ou, dans les entreprises sans DS, selon des modalités alternatives (CSE, salarié mandaté, référendum). Depuis les ordonnances Macron, c'est le niveau qui a pris le plus d'importance.

La question centrale est celle de l'articulation entre ces niveaux : que se passe-t-il lorsqu'un accord d'entreprise contient des dispositions différentes de la convention de branche ? C'est précisément ce que les ordonnances Macron ont reconfiguré en profondeur.

4. Les ordonnances Macron : la nouvelle articulation branche / entreprise

Les ordonnances du 22 septembre 2017 (dites « ordonnances Macron », notamment l'ordonnance n°2017-1385) ont opéré une refonte historique de la hiérarchie des normes en droit du travail. Elles ont remplacé le principe de faveur par un système à trois blocs, codifié aux articles L.2253-1 à L.2253-3 du Code du travail.

Avant 2017, le principe était simple : un accord d'entreprise ne pouvait déroger à la convention de branche que dans un sens plus favorable au salarié (principe de faveur). Les lois Auroux (1982) avaient ouvert quelques brèches, et la loi El Khomri (2016) avait inversé la hiérarchie sur le temps de travail. Les ordonnances Macron ont généralisé cette inversion à la quasi-totalité des matières.

💡 Le nouveau principe

Depuis le 1er janvier 2018, l'accord d'entreprise prime sur l'accord de branche dans toutes les matières qui ne sont pas expressément réservées à la branche (bloc 1) ou verrouillées par elle (bloc 2). C'est un renversement complet de la logique antérieure. L'article L.2253-3 du Code du travail pose ce principe de primauté.

5. Le bloc 1 : les 13 matières impératives de la branche

L'article L.2253-1 du Code du travail énumère 13 matières dans lesquelles la convention de branche prime impérativement sur l'accord d'entreprise. Dans ces domaines, l'accord d'entreprise ne peut déroger à la branche que dans un sens plus favorable pour le salarié. C'est le dernier bastion du principe de faveur.

Les 13 matières du bloc 1 sont :

  1. Les salaires minima hiérarchiques
  2. Les classifications professionnelles
  3. La mutualisation des fonds de financement du paritarisme
  4. La mutualisation des fonds de la formation professionnelle
  5. Les garanties collectives de protection sociale complémentaire (prévoyance, frais de santé)
  6. Les mesures relatives à la durée du travail : fixation de la période de référence pour le décompte des heures supplémentaires (au-delà de la semaine et jusqu'à 3 ans), équivalences, travail de nuit
  7. Les mesures relatives aux CDD et au travail temporaire : durée maximale, renouvellement, délai de carence, cas de recours spécifiques
  8. Les mesures relatives au CDI de chantier ou d'opération
  9. L'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes
  10. Les conditions et durées de renouvellement de la période d'essai
  11. Les modalités de transfert des contrats de travail en cas de perte de marché (succession de prestataires)
  12. Les cas de mise à disposition d'un salarié temporaire auprès d'une entreprise utilisatrice
  13. La rémunération minimale du salarié porté et le montant de l'indemnité d'apport d'affaire
⚠️ Attention — Portée du verrouillage

Dans ces 13 matières, un accord d'entreprise qui serait moins favorable que la convention de branche est inapplicable. Le salarié peut revendiquer le bénéfice de la disposition de branche. L'employeur qui appliquerait l'accord d'entreprise s'expose à des rappels de salaires et des dommages-intérêts.

6. Le bloc 2 : les matières que la branche peut verrouiller

L'article L.2253-2 du Code du travail identifie 4 matières dans lesquelles la branche peut décider de verrouiller la primauté de ses dispositions sur l'accord d'entreprise. Ce verrouillage n'est pas automatique : il nécessite une clause expresse dans la convention de branche.

Les 4 matières du bloc 2 sont :

  1. La prévention des effets de l'exposition aux facteurs de risques professionnels (pénibilité)
  2. L'insertion professionnelle et le maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés
  3. L'effectif à partir duquel les délégués syndicaux peuvent être désignés, le nombre de délégués syndicaux et la valorisation de leurs parcours
  4. Les primes pour travaux dangereux ou insalubres

Si la branche inclut une clause de verrouillage dans sa convention, l'accord d'entreprise ne pourra déroger que dans un sens plus favorable au salarié. En l'absence de clause de verrouillage, ces matières tombent dans le bloc 3 et l'accord d'entreprise prime.

💡 En pratique

De nombreuses branches ont inséré des clauses de verrouillage dans leurs conventions lors des renégociations post-ordonnances. Avant de négocier un accord d'entreprise sur l'un de ces sujets, il est impératif de vérifier si votre convention de branche a activé le verrouillage. Un avocat en droit du travail pourra vous aider dans cette analyse.

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7. Le bloc 3 : la primauté de l'accord d'entreprise

L'article L.2253-3 du Code du travail pose le principe de la primauté de l'accord d'entreprise dans toutes les matières qui ne relèvent ni du bloc 1 ni du bloc 2. C'est le coeur de la réforme des ordonnances Macron.

Concrètement, l'accord d'entreprise peut désormais prévoir des dispositions différentes de la convention de branche, y compris moins favorables, sur des sujets tels que :

⚖️ Jurisprudence — Cass. soc., 15 novembre 2023, n°22-12.789

La Cour de cassation a confirmé qu'un accord d'entreprise conclu après l'entrée en vigueur des ordonnances Macron peut valablement supprimer une prime d'ancienneté prévue par la convention de branche, dès lors que cette prime ne constitue pas un minimum hiérarchique au sens de l'article L.2253-1. Les salariés ne peuvent revendiquer le maintien de cette prime sur le fondement de la convention de branche.

Cette primauté de l'accord d'entreprise ouvre des possibilités importantes pour les employeurs souhaitant adapter les règles à la réalité de leur entreprise. Mais elle impose aussi une grande vigilance dans la négociation, car les salariés perdent la protection automatique de la convention de branche dans ces matières.

8. Négocier un accord d'entreprise : conditions de validité

La validité d'un accord d'entreprise est soumise à des conditions de forme et de fond strictes, définies par les articles L.2232-11 et suivants du Code du travail. Les modalités varient selon la taille de l'entreprise et la présence de délégués syndicaux.

Entreprises avec délégués syndicaux

L'accord doit être signé par une ou plusieurs organisations syndicales représentatives ayant recueilli au moins 50 % des suffrages exprimés au premier tour des dernières élections professionnelles. Alternativement, un accord signé par des syndicats ayant recueilli au moins 30 % des suffrages peut être validé par référendum des salariés (majorité simple).

Entreprises sans délégués syndicaux

Les ordonnances Macron ont considérablement assoupli la négociation dans les entreprises sans DS :

Formalités de dépôt

Tout accord collectif doit être déposé auprès de l'administration (sur la plateforme TéléAccords) et du greffe du Conseil de prud'hommes, conformément aux articles R.2231-1 et suivants du Code du travail. À défaut de dépôt, l'accord est valide entre les parties mais inopposable aux tiers.

⚠️ Attention — Nullité de l'accord

Un accord qui ne respecte pas les conditions de majorité ou les règles de négociation encourt la nullité. Les syndicats non signataires peuvent contester l'accord devant le tribunal judiciaire dans un délai de 2 mois à compter de la notification de l'accord (article L.2262-14). Passé ce délai, l'accord est purgé de tout vice.

9. Révision et dénonciation d'une convention collective

La vie d'une convention collective ne s'arrête pas à sa conclusion. Les articles L.2261-7 et suivants (révision) et L.2261-9 et suivants (dénonciation) du Code du travail organisent les modalités de modification et de cessation des accords collectifs.

La révision

La révision permet de modifier une ou plusieurs dispositions d'une convention sans la remettre en cause dans sa globalité. La demande de révision peut être engagée par les organisations syndicales représentatives signataires (ou adhérentes) pendant le cycle électoral, puis par toute organisation représentative à l'issue de ce cycle (article L.2261-7-1).

L'avenant de révision se substitue de plein droit aux dispositions qu'il modifie. Il doit respecter les mêmes conditions de validité que l'accord initial.

La dénonciation

La dénonciation est la décision unilatérale de mettre fin à une convention ou un accord collectif. Elle est régie par les articles L.2261-9 à L.2261-13 du Code du travail. La dénonciation peut être le fait de l'ensemble des signataires employeurs ou de l'ensemble des signataires salariés.

La procédure de dénonciation suit un calendrier précis :

  1. Notification de la dénonciation aux autres signataires par lettre recommandée avec AR
  2. Dépôt de la dénonciation auprès de l'administration (DDETS) et du greffe du Conseil de prud'hommes
  3. Préavis : la convention dénoncée continue de produire effet pendant un préavis de 3 mois (sauf durée différente prévue par la convention elle-même)
  4. Délai de survie : à l'issue du préavis, la convention dénoncée continue de s'appliquer pendant 12 mois, pendant lesquels les parties doivent négocier un accord de substitution
  5. À défaut d'accord de substitution : les salariés conservent les avantages individuels acquis qu'ils ont acquis au titre de la convention dénoncée
⚖️ Jurisprudence — Cass. soc., 5 mars 2025, n°23-18.437

La Cour de cassation précise la notion d'avantage individuel acquis après dénonciation d'un accord collectif. Seuls constituent des avantages individuels acquis ceux qui, au jour de la dénonciation, procuraient au salarié une rémunération ou un droit dont il bénéficiait à titre personnel et qui correspondaient à un droit déjà ouvert et non simplement éventuel.

10. Transfert d'entreprise et sort de la convention collective

Le transfert d'entreprise, régi par l'article L.1224-1 du Code du travail, entraîne le transfert automatique des contrats de travail au repreneur. Mais la question de la convention collective applicable aux salariés transférés est plus complexe.

Le principe : mise en cause de la convention

Lorsque l'entreprise cédée et l'entreprise cessionnaire n'ont pas la même convention collective, la convention de l'ancien employeur est « mise en cause ». L'article L.2261-14 du Code du travail prévoit alors un régime de survie similaire à celui de la dénonciation :

À l'expiration de ce délai de 15 mois, si aucun accord d'adaptation ou de substitution n'a été conclu, les salariés transférés sont soumis à la convention collective du repreneur. Toutefois, ils bénéficient d'une garantie de rémunération : leur rémunération ne peut être inférieure à la rémunération versée lors des 12 derniers mois précédant la mise en cause (article L.2261-14, alinéa 2).

⚠️ Attention — Opérations de fusion-acquisition

En cas de fusion, cession, scission ou changement d'activité, la mise en cause de la convention collective est automatique si le repreneur relève d'une convention différente. L'employeur doit anticiper cette question dans le cadre de son audit social pré-acquisition. Les écarts de traitement entre salariés transférés et salariés du repreneur peuvent être source de tensions sociales et de contentieux.

⚖️ Jurisprudence — Cass. soc., 10 décembre 2025, n°24-10.112

La Cour de cassation confirme que la garantie de rémunération prévue à l'article L.2261-14 du Code du travail inclut non seulement le salaire de base mais aussi les primes récurrentes et les avantages en nature dont le salarié bénéficiait avant la mise en cause. L'employeur ne peut substituer un avantage par un autre pour contourner cette garantie.

11. Obligations de l'employeur et sanctions

L'employeur a plusieurs obligations légales en matière de conventions collectives, dont le non-respect peut entraîner des sanctions civiles et pénales.

Obligations d'information

Obligations d'application

L'employeur est tenu d'appliquer l'ensemble des dispositions de la convention collective dont il relève, qu'il soit ou non adhérent à une organisation patronale signataire, dès lors que la convention a été étendue par arrêté ministériel. L'extension rend la convention obligatoire pour toutes les entreprises du secteur (article L.2261-15 du Code du travail).

Sanctions

💡 Bon à savoir

Les organisations syndicales représentatives peuvent agir en justice pour obtenir l'exécution de la convention collective, y compris par voie de référé (article L.2262-9 du Code du travail). Elles peuvent aussi exercer une action de substitution au nom d'un salarié qui n'ose pas agir lui-même, sous réserve de l'informer et qu'il ne s'y oppose pas.

12. Nos conseils pratiques pour les employeurs

Fort de notre expérience d'accompagnement d'entreprises de toutes tailles, voici nos recommandations concrètes pour sécuriser votre gestion conventionnelle.

Vérifier régulièrement votre convention applicable

Exploiter les possibilités de l'accord d'entreprise

Anticiper les opérations de restructuration

Rester en veille

SC

Sofiane Coly

Avocat associé chez DAIRIA Avocats, spécialisé en droit du travail et de la paie côté employeur. Sofiane accompagne les entreprises dans la gestion de leurs relations collectives et la négociation d'accords.
s.coly@dairia-avocats.com · 06 72 42 24 86

FAQ

Questions Fréquentes

Tout ce que vous devez savoir sur nos services

L'activité principale de l'entreprise détermine la convention applicable (code APE/NAF indicatif). En cas de doute, c'est l'activité réelle qui prime. L'employeur doit mentionner la convention sur le bulletin de paie et le contrat de travail.

Les ordonnances ont redéfini l'articulation entre accord de branche et accord d'entreprise en créant 3 blocs : un bloc 1 (13 matières verrouillées par la branche comme les minima, les classifications), un bloc 2 (4 matières que la branche peut verrouiller) et un bloc 3 (tout le reste, où l'accord d'entreprise prime).

Oui, depuis les ordonnances Macron, l'accord d'entreprise peut déroger à la convention de branche dans les matières du bloc 3, même de manière moins favorable pour le salarié. Seules les 13 matières du bloc 1 restent impératives.

En cas de transfert (article L.1224-1 du Code du travail), la convention de l'ancien employeur continue de s'appliquer pendant un délai de survie de 15 mois maximum (12 mois de préavis + 3 mois). Ensuite, les salariés bénéficient de la convention du repreneur, avec maintien de la rémunération.

La dénonciation se fait par notification aux signataires et dépôt auprès de l'administration. Elle ouvre un préavis (généralement 3 mois) suivi d'un délai de survie de 12 mois pendant lequel l'accord dénoncé continue de s'appliquer.

Un changement d'activité réelle de l'entreprise peut entraîner un changement de convention applicable. Un changement volontaire sans modification d'activité n'est pas possible sauf accord de branche le permettant. Le changement implique de respecter la procédure de dénonciation de l'ancienne convention.

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