Comment j’ai signé mon premier client : les erreurs à éviter quand on démarre

Sofiane Coly Sofiane Coly
27 mars 2026 4 min de lecture
Comment j’ai signé mon premier client : les erreurs à éviter quand on démarre

Se lancer en tant qu’avocat indépendant, c’est un peu comme sauter dans le vide avec un parachute qu’on espère avoir bien plié. Quand j’ai fondé DAIRIA, j’avais une vision claire de ce que je voulais construire, mais une question me hantait : comment décrocher ce fameux premier client ?

Aujourd’hui, après plusieurs années d’expérience, je réalise que ce premier contrat a été bien plus qu’une simple transaction commerciale. C’était une leçon de vie entrepreneuriale qui continue d’influencer ma façon de travailler.

L’erreur que font 90% des avocats débutants

Ma première erreur ? Attendre que les clients viennent à moi. Comme beaucoup d’avocats fraîchement diplômés, j’avais cette vision romantique du métier où l’excellence technique suffit à attirer naturellement la clientèle.

J’ai passé des semaines à peaufiner mon site web, à rédiger des articles juridiques que personne ne lisait, et à attendre que mon téléphone sonne. Spoiler alert : il n’a pas sonné.

« Le meilleur juriste du monde sans client reste un juriste sans activité. L’excellence technique ne suffit pas, il faut savoir la communiquer et la vendre. »

C’est là que j’ai compris une vérité fondamentale : en tant qu’avocat entrepreneur, on ne vend pas que du droit, on vend de la confiance. Et la confiance, ça se construit dans la relation, pas dans les livres de code.

La stratégie qui a tout changé : sortir de sa zone de confort

Mon déclic est venu lors d’un événement networking que j’avais failli annuler. J’étais intimidé à l’idée de me retrouver au milieu d’entrepreneurs aguerris alors que moi, j’avais à peine quelques mois d’expérience.

Mais c’est justement là que j’ai rencontré Sarah, fondatrice d’une startup dans le secteur de la EdTech. Elle cherchait un avocat pour l’accompagner dans une levée de fonds, mais surtout, elle cherchait quelqu’un qui comprenne les enjeux de l’entrepreneuriat.

La conversation a duré une heure. Nous n’avons parlé droit que 10 minutes. Le reste du temps, nous avons échangé sur :

  • Ses ambitions pour sa startup
  • Les défis du secteur de l’éducation
  • Ma vision de l’accompagnement juridique des entrepreneurs
  • Nos expériences respectives dans l’écosystème startup

Les 3 clés qui m’ont permis de signer

1. L’authenticité avant tout

J’aurais pu jouer la carte du « super-avocat qui connaît tout ». Au lieu de ça, j’ai été transparent sur mon parcours, mes motivations pour créer DAIRIA, et même sur certaines limites de mon expérience.

Résultat ? Sarah a apprécié cette honnêteté. Elle m’a confié plus tard qu’elle en avait « marre des avocats qui parlent un langage incompréhensible et qui semblent déconnectés de la réalité entrepreneuriale ».

2. Comprendre avant de vendre

Au lieu de déballer immédiatement mes services, j’ai d’abord cherché à comprendre ses besoins réels. Quelle était sa situation ? Quels étaient ses objectifs ? Ses principales inquiétudes ?

Cette approche consultative m’a permis de proposer un accompagnement sur-mesure plutôt qu’un package standardisé.

3. Créer de la valeur dès le premier échange

Pendant notre conversation, j’ai partagé quelques conseils concrets sur des points juridiques qu’elle mentionnait. Rien de confidentiel, mais suffisamment utile pour qu’elle reparte avec de la valeur ajoutée.

« Donner avant de recevoir, c’est le fondement de toute relation commerciale durable. Un conseil gratuit aujourd’hui peut devenir un client fidèle demain. »

Le suivi qui fait la différence

Après cet événement, j’ai fait quelque chose que peu d’avocats font : un suivi personnalisé et non intrusif.

Le lendemain, je lui ai envoyé un message LinkedIn avec un article pertinent sur la réglementation de son secteur. Une semaine plus tard, je lui ai transmis les coordonnées d’un expert-comptable spécialisé dans les startups qu’elle recherchait.

À chaque interaction, j’apportais de la valeur sans rien demander en retour. Cette approche de « give first » a créé une relation de confiance naturelle.

Trois semaines plus tard, Sarah m’a appelé. Sa levée de fonds prenait forme et elle avait besoin d’un accompagnement juridique. J’étais le premier avocat qui lui venait à l’esprit.

Les leçons que je retiens aujourd’hui

Ce premier client m’a enseigné des principes que j’applique encore aujourd’hui chez DAIRIA :

Le networking n’est pas du démarchage. C’est de la construction relationnelle. L’objectif n’est pas de repartir avec des cartes de visite, mais avec des connexions humaines authentiques.

La différenciation ne vient pas que de l’expertise technique. Tous les avocats ont étudié le même droit. Ce qui fait la différence, c’est la capacité à comprendre l’écosystème de ses clients et à parler leur langue.

Le premier client n’est que le début. Sarah est devenue bien plus qu’une cliente : une ambassadrice qui m’a recommandé à d’autres entrepreneurs de son réseau.

💡 Mon conseil pratique : Si vous démarrez votre activité d’avocat, investissez 70% de votre temps dans la relation et seulement 30% dans la technique juridique pure. C’est contre-intuitif, mais c’est ce qui marche.

Aujourd’hui, quand je rencontre de jeunes avocats qui se lancent, je leur répète toujours la même chose : votre premier client ne vous choisira pas pour vos diplômes, mais pour la confiance que vous lui inspirerez.

Et vous, quelle a été votre expérience avec votre premier client ? Comment avez-vous réussi à transformer une première rencontre en relation d’affaires durable ?

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