Pour mieux détecter les fraudes les plus graves, la loi de finances pour 2020 a prévu, à titre expérimental durant 3 ans, la possibilité pour l'administration fiscale de collecter et d'exploiter en masse grâce à des algorithmes les contenus librement accessibles publiés sur Internet par les utilisateurs de plateformes.
Cette expérimentation a été prolongée jusqu'à fin 2027 et son champ d'application a été élargi. Un récent décret en précise les modalités.
Les minorations ou dissimulations de recettes entrent désormais dans le champ des recherches et l'administration est autorisée à investiguer sur les réseaux sociaux nécessitant l'inscription à un compte.
Les agents spécialement habilités à effectuer ces recherches ne sont pas autorisés à entrer en relation avec d'autres utilisateurs de compte, ni à diffuser des contenus.
Enfin, les données collectées peuvent, en principe, être conservées pendant un délai maximum de 30 jours, à l'exception des données sensibles qui doivent être détruites dans les 5 jours.