La convention collective des prestataires de services du secteur tertiaire couvre les entreprises d'externalisation de services, les centres d'appels et les sociétés de services administratifs. Elle s'applique aux activités de télémarketing, de gestion de données, de recouvrement de créances et de services d'accueil. Elle encadre les conditions de travail dans un secteur caractérisé par une forte utilisation des technologies numériques.
La bonne comprehension et application de cette convention collective est essentielle pour les employeurs comme pour les salaries. Elle definit les droits et obligations de chaque partie en matiere de conditions de travail, de remuneration, de rupture du contrat et de protection sociale. Le cabinet DAIRIA Avocats vous accompagne dans l'interpretation et l'application de ses dispositions, afin de securiser vos pratiques et prevenir tout contentieux.
1/4 de mois par année d'ancienneté pour les 10 premières années, 1/3 au-delà. Se référer au texte conventionnel en vigueur.
Cette formule est celle du minimum légal (article R. 1234-2 du code du travail) : sur ce point, la branche Prestataires de services tertiaire n'accorde rien de plus que la loi. Il n'y a donc pas d'indemnité conventionnelle plus favorable à comparer.
Vérifiez d'abord votre accord d'entreprise
L'indemnité de licenciement relève du bloc 3 de la négociation collective. Depuis les ordonnances du 22 septembre 2017, un accord d'entreprise y prime sur la convention de branche même s'il est moins favorable, et une clause de verrouillage de branche y est inopérante. Le montant réellement dû se lit donc d'abord dans votre accord d'entreprise, ensuite seulement dans la convention — sous réserve, dans tous les cas, du minimum légal.
Exemple de calcul
Pour un salarie avec 10 ans d'anciennete et un salaire de reference de 3 000 EUR brut mensuel, comparez l'indemnite legale (1/4 x 3 000 x 10 = 7 500 EUR) avec l'indemnite conventionnelle calculee selon les regles ci-dessus. L'indemnite la plus favorable au salarie s'applique. Nos experts peuvent realiser un calcul precis adapte a votre situation.
Les minima de la branche Prestataires de services tertiaire sont fixés par accord de salaires, renégocié périodiquement et le plus souvent étendu par arrêté. Nous ne reproduisons pas ici de grille dont nous ne pouvons pas citer l'accord et sa date d'effet : un montant conventionnel se lit dans le texte qui le porte. Le barème en vigueur se consulte sur Légifrance, rubrique « Salaires » de la convention IDCC 2098.
Deux points de vigilance valent pour toutes les branches. Un minimum négocié une année donnée passe sous le SMIC dès la revalorisation suivante et le reste jusqu'à la renégociation : c'est alors le SMIC (1 867,02 € mensuel depuis le 1er juin 2026) qui fait plancher. Et la comparaison est à refaire à chaque revalorisation, pas seulement au 1er janvier.
Durée du travail 35h hebdomadaires. Horaires décalés fréquents (centres d'appels). Forfait jours pour cadres autonomes (218 jours).
25 jours ouvrés de congés payés. Congés d'ancienneté selon dispositions conventionnelles.
Mutuelle obligatoire. Régime de prévoyance obligatoire.
Temps de pause des téléopérateurs : pauses obligatoires de 10 min toutes les 2h sur écran
Écoute et enregistrement des appels : encadrement RGPD et information des salariés
Turnover élevé : bien respecter les procédures de rupture
Transfert de personnel lors de changement de prestataire (clause de reprise)
Travail le week-end et jours fériés : majorations conventionnelles à vérifier
Le cabinet DAIRIA Avocats vous accompagne dans l'interpretation et l'application de votre convention collective.